Les adjuvants de l’ombre
Posted in blog on April 30th, 2006Toujours cloué dans mon lit pour ce foutu mal de dos qui n’en finit plus et surfant sur le site Academy Films, j’ai déniché l’intégralité du clip de Gwen Stefani, “What are you waiting for?” par le réalisateur Francis Lawrence qui a manifestement été tronqué de plusieurs minutes pour sa diffusion télé. Ce clip, à voir dans son entièreté, a attiré mon attention sur des professions qu’on oublie souvent quand on parle d’un clip, d’un film ou même d’un artiste.

“What are you waiting for?” de Gwen Stefani par Francis Lawrence
D’abord, les stylistes qui lookent les artistes pour leurs clips (le styling des gosses sur le clip “Human” de Carpark North par Martin de Thurah est à tomber, excellent boulot, à ce titre, dans tous les clips de ce réalisateur), sans compter leur apparitions publiques. L’apport des créateurs et grands couturiers est, d’ailleurs, primordial. Exemple, Gwen Stefani n’est jamais aussi pétaradante qu’en John Galliano, Dior ou Vivienne Westwood, d’autant qu’elle même a témoigné de son intérêt pour la mode en créant sa propre marque L.A.M.B.

“Human” de Carpark North par Martin de Thurah

Christian Dior par John Galliano, haute couture printemps-été 2005
A noter que l’alliance artiste et mode n’est pas un phénomène nouveau, certaines actrices, muses de créateurs, faisant montre d’une hardiesse réjouissante. Pour ma part, chapeau bas à l’icône fashion Cate Blanchett (pas mal dans le film Elizabeth de Shekhar Kapur, en 1998) qui arbore les démentiels Viktor & Rolf, ce duo hollandais que j’adore.

Cate Blanchett dans “Elizabeth” de Shekhar Kapur, en 1998

Viktor & Rolf, prêt-à-porter automne-hiver 2001-2002
Tout cela nous amène logiquement vers les costumières et costumiers de films, Milena Canonero, par exemple, sans qui Barry Lyndon de Stanley Kubrick, en 1975, n’aurait pas la même saveur. J’attends d’ailleurs avec impatience de découvrir son travail dans le dernier film de Sofia Coppola, Marie-Antoinette qui sort tout prochainement sur nos écrans. Et que dire de Blade Runner de Ridley Scott, en 1982 où le personnage de Rachel (incarnée par Sean Young) n’a d’égale en beauté subjuguante que l’énigmatique Pris (Daryl Hannah), sous les silhouettes de Michael Kaplan et Charles Knode

“Barry Lyndon” de Stanley Kubrick, en 1975

“Blade Runner” de Ridley Scott, en 1982 (le personnage de Rachel sous les traits de Sean Young)
Je ne parle même pas des coiffeurs, maquilleurs, décorateurs, monteurs, etc. et tous ces artisans de l’ombre dont le métier me fascine. J’y reviendrai plus tard car mon dos me rappelle à l’ordre, de même que Lionel, mon ami, qui me fait à manger et a la gentillesse de mettre en ligne mes posts, histoire de ne pas oublier, qu’il y a deux mois, j’étais toujours la fringuante journaliste qui bondissait dans tous les sens.
Je lui ai promis: “Tu iras au paradis des garde-malades!”
Sa réponse: “T’es folle? On doit s’y emmerder à mourir!”


